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Les couleurs dans la conception de sites web interculturels

Couleurs conceptionQu’il s’agisse d’une image personnelle, d’une marque ou de produits ou services, le but de tout site web est de vendre et promouvoir. Aussi, chaque site Internet a un public cible et, quand celui-ci est réparti sur une aire géographique très large, alors les particularités culturelles qui se manifestent au niveau des individus ciblés doivent être prises en compte pour que le message du site soit transmis de manière aussi efficace que possible vers ses destinataires.

Outre l’utilisation de la langue spécifique à chaque catégorie de public cible, il faut également veiller aux couleurs utilisées, aux caractères ainsi qu’à l’hébergement du site. En effet, si vous vous adressez à un public basé dans des pays différents il est recommandé d’héberger votre site sur des serveurs locaux pour qu’il soit plus facilement trouvé par les internautes lors de leurs recherches relatives au domaine que vous traitez.

Le choix des couleurs

Les couleurs présentes sur votre site sont le premier élément qu’un utilisateur remarquera, consciemment ou non, lors de sa visite. C’est l’élément sur lequel il se forgera sa première impression, c’est pourquoi il est capital de bien connaître les significations et l’impact que chaque couleur peut avoir.

Couleurs conception

le bleu : suggère le calme, la confiance et il est souvent considéré comme la « couleur favorite entre toutes » au niveau international pour ses connotations positives aussi bien pour les femmes que pour les hommes, mais utilisé excessivement il peut devenir froid et dramatique ;

le rouge : le symbole de l’amour pour les occidentaux est perçu en Chine comme celui de la « bonne fortune » et en Inde il suggère la « pureté, l’innocence ».

le noir : souvent le symbole de la mort, du deuil dans l’Occident, alors que les cultures orientales ont plutôt attribué cette connotation au blanc ;

le violet : symbole de la sagesse, de la motivation, de l’indépendance, le la dignité et de la noblesse dans les cultures occidentales est le symbole du deuil dans certaines régions d’Asie.

l’orange : a de fortes connotations religieuses pour les protestants de l’Irlande de Nord, mais symbolise l’amitié, la joie ou le jeu chez les autres cultures occidentales.

Avec ce symbolisme des couleurs il faut très bien connaître votre cible et ses particularités culturelles avant de mettre en place le site.

Le schéma des couleurs utilisées doit aussi refléter votre offre de produits ou services. Au niveau de l’inconscient le visiteur associe le message aux couleurs. Si l’harmonie entre ces deux éléments n’existe pas, il peut perdre son intérêt et quitter le site après quelques secondes. Trouver le schéma de couleurs approprié pour votre message et adapté au public cible peut faire la différence entre profits et pertes pour votre site.

Sur l’auteur : Lingo24, agence de traduction originaire du Royaume Uni qui, en utilisant les stratégies de marketing et communication sur le web, touche aujourd’hui des clients de plus de 60 pays.

Je m’affiche graphiste

(Participation spéciale) – C’est la toute première fois que je participe à ce blogue, je suis l’administrateur du blogue 3eavenue, qui présente régulièrement différents créateurs pour combler vos vides d’inspirations.

Avec cet article, je désire partager avec vous le fait que je nous considère, nous les graphistes, comme une sorte de race d’extra-terrestre venue d’on ne sait où pour agrémenter la vie et la vue de différents concepts visuels. Il m’est arrivé quelque chose dernièrement qui m’a frappé en pleine gueule comme un dix roue dévalant l’autoroute à toute vitesse : nous sommes différents.

Portez ce vieux whisky au juge blond qui jume

Étant un fan fini de tout ce qui concerne la typographie, j’ai fait l’achat dernièrement de plusieurs T-shirts qui présentent différentes polices de caractères ainsi que leurs créateurs proposés par DADADA studio. Ces achats n’étaient pour moi qu’une question d’esthétisme puisque ces T-shirts ont toute une allure, en fait, ils sont magnifiques.

Tel un paon fier d’afficher aux yeux de tous son appendice, je me targue de porter ces Helvetica, Myriad pro light, Avant Garde Gothic et Futura Medium. Au travers des Rues de Sherbrooke et de Québec, je repends ces magnifiques caractères comme le font les accros à la musique métal avec leurs t-shirts de groupes préférés. Jusqu’à la semaine dernière, ces t-shirts m’ont apporté que fierté et bonheur, mais voilà que quelque chose s’est produit qui m’a bien fait rigoler et m’a ouvert les yeux sur une réalité.

Je sortais du Gym, question de conserver ma bedaine à un niveau respectable, lorsque la commis à l’accueil m’a arrêté en me criant pratiquement à tue-tête : « Eille, qu’esse tu fais dans vie pour porter ça? ».

Cette question m’a violenté psychologiquement tellement cette personne a manqué de tact, j’ai eu l’impression qu’elle venait de me prendre au fait d’enjoliver une voiture de flic par de magnifiques graffitis colorés. Le temps de reprendre mes esprits et de retrouver mon calme, je lui dis bêtement, je suis graphiste.

Elle me regarde pendant deux ou trois secondes avec un air incrédule et naïf. Soudain, d’un rictus joyeux et franc elle me répond, « Moi j’étudie en graphisme ». Que voulez que je réponde à ça, je n’ai trouvé rien de mieux à dire que : « Ah, c’est cool… » Je suis alors parti en la saluant.

Cet incident m’a permis de constater quelque chose, à chaque fois que je porte un de ces t-shirts, il m’arrive de croiser des regards interrogateurs ou pensifs qui se figent sur ces magnifiques caractères. J’en ai conclu que je portais sur moi une sorte de code que seuls peuvent déchiffrer les communicateurs, les graphistes, les directeurs artistiques, ces marginaux qui évoluent dans ce monde d’empattement et d’italique, et que je considère comme mes frères d’armes

En effet, des frères d’armes, car ce métier est selon moi une sorte de guerre, une guerre contre la facilité et l’ignorance, et ses armes sont l’innovation, la création et l’audace. Grâce à ces t-shirts, je peux distinguer parmi la foule mes collègues venues de la planète Pantone qui chaque jour s’évertuent à repeindre la réalité et les murs gris du quotidien.

Au plaisir de croiser vos yeux sur mes bâtons que j’affiche fièrement sur mon tronc!

3eavenue.com

Communication du RTC

RTC - Bus ton quotidienCet article est une petite mention pour un effort de communication du RTC (Réseau des Transports de Québec). Cette semaine, je reçois un dépliant de format carré dont le bus est de m’inciter à prendre la bus, à faire le pas.

Assez inutile dans mon cas car je suis déjà un usager à temps plein, mais j’ai trouvé l’approche très honnête. C’est une communication ciblée, on me propose les trajets 800 et 801 (j’habite le quartier Limoilou) en mettant de l’avant les avantages les plus simples et véritables d’utiliser les transports en communs.

 

L’imprimé en tant que tel est d’un visuel assez avantageux, épuré, mieux que ce qu’ils ont d’habitude. Le message est très clair, et n’est pas bullshitteux comme la plupart de leurs premières tentatives que je trouvais un peu hypocrytes. Le ton utilisé était alors ne me rejoignait pas, personnellement, tandis que l’échantillon que j’ai reçu par la poste tout bonnement me convainc plutôt bien de leur message.

Le fait de poster directement à des résidents des imprimés (un peu) personnalisés est déjà un bon pas, je suis certain qu’ils vont gagner pas mal d’utilisateurs avec ça. Déjà, beaucoup de gens songent à faire le grand pas et à utiliser majoritairement l’autobus, ce genre de communication est souvent l’élément déclencheur nécessaire pour passer à l’action. On s’éloigne tranquillement de nos attentes négatives face au RTC.

 

De plus, il s’agit en fait d’un plan (lorsqu’on déplie) et le papier est de bonne qualité si on désire conserver le document, c’est donc UTILE (moins de chance de finir aux vidanges).

Voilà, je voulais juste souligner ce que je considère comme un pas dans la bonne direction de la part du RTC…

Créer une grille de mise en page

S’il vous arrive régulièrement de mettre en page des brochures, des affiches ou même des sites Web, vous êtes très probablement familier avec les grilles de mise en page.

Si vous ne l’êtes pas, vous allez vite le devenir. Les grilles de mise en page sont un atout majeur (voire essentiel) pour achever un travail de mise en page de manière parfaitement structurée et ordonnée.

Plusieurs types de grilles existent ; en passant par les simples grilles basées sur la règle d’or (ou la règle des tiers) jusqu’aux grilles modulaires complexes. Ces dernières sont difficiles à mettre en place, car un certain calcul mathématique s’impose. Heureusement, il existe de nombreux outils pour vous aider à y parvenir.

Dans cet article, je vous présenterai Gridelicious, un outil en ligne fait en Javascript qui vous permet de calculer simplement et facilement des chiffres bien pratiques, vous allez vite vous en apercevoir…

Gridelicious est, il faut le spécifier, une alternative gratuite et moins complète de Grid Calculator. Grid Calculator vous permet d’aller un peu plus loin dans vos calculs, et de le faire de manière plus fluide (un logiciel est toujours plus aisé et pratique qu’une application Web), mais comme ils demandent un sacré prix (45 $), les plus démunis d’entre nous se contenteront aisément de Gridelicious, qui a vu le jour justement grâce à quelqu’un qui s’est indigné contre le prix de Grid Calculator.

Pour l’exemple, nous utiliserons un format bien standard : Lettre US, et nous utiliserons InDesign, bien que le principe soit certainement applicable à plusieurs autres applications professionelles de mise en page. Ces directives vous permetteront de créer facilement une mise en page « modulable »; il est possible d’aller plus loin évidemment, mais c’est un bon début. Au fait, les noms des menus InDesign sont donnés en français, mais si vous avez une version anglaise et que vous trouvez pas, parlez-en dans les commentaires de cet article, on trouvera bien pour vous. Il peut s’avérer commode également de mettre ses unités de règles en points pour l’exercice (ou en mm selon ce que vous utilisez), ainsi que d’activer le magnétisme des grilles.

  1. Créez donc un nouveau document dans InDesign, de 8,5" x 11" (Lettre US, mais libre à vous amis français de mettre du A4 et d’entrer les valeurs en conséquence lorsque le moment sera venu). Mettre toutes les marges à 0 pour un peu de propreté durant l’exercice.
  2. Créez une boîte de texte, mettez-y du texte bidon (Lorem Ipsum). Paramétrez au passage la fonte, la taille et surtout l’interligne que vous désirez. Cette étape est important car l’interligne est la pierre angulaire de tout le calcul.
  3. Du côté de Gridelicious, choisissez d’abord Inches à Page Measurement Units.
  4. Entrez 8.5 et 11 à Width et Height (sous la section Page size).
  5. Disons que je choisis 14 pts comme interligne. On l’inscrit dans la case Desired Leading, juste dessous.
  6. Surprise, y’a des champs qui s’auto-remplissent avec des valeurs tout ce qu’il y a de bizarres, dont 2 plutôt importants :
    Correct Leading (13.895 pt) : Ceci est votre valeur d’interligne corrigée pour que le calcul fonctionne. C’est le chiffre-clé.
    Baselines
    (57) : Ceci est le nombre de lignes de bases dans le document, pour cet interligne corrigé.
  7. De retour dans InDesign, armé de vos chiffres, faites InDesign > Préférences > Grilles…
  8. Sous Grille de ligne de base, mettre :
    Début 0
    Relative àHaut de page
    Pas : 13.895 pt (Correct Leading)
  9. Sous Grille du document, à horizontalement et verticalement, mettre :
    Pas : 13.895 pt
    Subdivisions : 1
  10. Faire OK, puis afficher la grille si vous n’en voyez aucune : Affichage > Grille et repères > Afficher la grille du document.
    Wow, une belle grille toute bien ajustée! C’est pas tout, il faut aussi déterminer la hauteur d’f. La hauteur d’f va vous aider à aligner parfaitement vos images avec la typographie. Vraiment, c’est génial, et on va foutre des repères partout pour ça, ça vaut le coup!
  11. Si vous avez créé un style de paragraphe pour votre texte bidon, modifiez-le afin d’avoir la bonne interligne corrigée, c’est-à-dire 13.895 pt dans notre exemple. Si vous n’aviez pas créé de style, faites-le sur le champs.
  12. Dans l’onglet Retrait et espacement du style, choisissez Toutes les lignes à Aligner sur la grille. Ceci force la typographie à l’aligner parfaitement sur votre belle grille toute neuve.
  13. Placez une boîte de texte en partant du bord du haut de la page, dans lequel vous tapez un f minuscule (avec le style de paragraphe précédemment paramétré). Votre f minuscule devrait maintenant être parfaitement aligné sur la ligne du bas de la grille.
  14. Pour obtenir une mesure tout ce qu’il y a d’exact, transformez votre lettre f en vecteurs : Texte > Vectoriser (avec la boîte de texte sélectionnée). Voilà donc le f devenu une forme vectorielle.
  15. Créez un nouveau calque appelé Hauteur f, plus en zoomant sur la lettre, descendez précisément un guide pour l’aligner parfaitement sur le dessus de la lettre f.
  16. Avec le guide toujours sélectionné, faites Édition > Exécuter et répéter et entrez ces valeurs :
    Nombre de répétitions : 57 (la valeur Images de tout à l’heure)
    Décalage vertical13.895 pt (Correct Leading)
  17. Cliquez sur OK (vous pouvez voir un aperçu juste avant pour être sûr que les guides couvrent la surface du document).
    Grille et hauteur d'f
  18. Voilà, vous avez une joli grille facile à utiliser, vous pouvez maintenant ajuster vos marges et colonnes selon votre bon goût. En passant, il est préférable d’aligner la marge du haut avec l’un des repères d’hauteur d’f.
    Alignement de texte et d'images

C’est tout pour l’instant, libre à vous d’aller plus loin, ce n’était qu’une introduction aux grilles de mise en page! Je remercie au passage mon pote de chez 3e Avenue qui m’a fait découvrir Grid Calculator.

Pour les plus feignants d’entres vous, je fournis même le fichier InDesign CS3 ayant servi à faire l’exemple :

Du JS bien fait : Netontwerp

Devant la panoplie de possibilités offertes par les librairies Javascript (les plus connues étant JQuery, Mootools), force est de reconnaître qu’il faut continuer de « slaquer » un peu le Flash … et l’utiliser uniquement quand l’expérience s’en trouve extrêmement améliorée et rendue unique.

Du JS bien manié peut conduire à un résultat similaire à du Flash mais mieux structuré, plus fluide, plus accessible et parfaitement référençable sans pirouette pour y arriver, le pied quoi…

Et ça, le jeune designer belge Simon Wuyts l’a compris! Jetez un coup d’oeil à son site, très simplement conçu mais de façon très ingénieuse je trouve … en bref, c’est un petit coup de coeur impulsif, qui entre tout-à-fait dans mes goûts en matière de Webdesign.

http://www.netontwerp.com (découvert via @stephanethomas)

J’aurais voulu…

Le blues du businessman est sans l’ombre d’un doute, un grand classique de la chanson québécoise. Cette chanson est revisitée souvent avec une nouvelle profession dans le refrain par plusieurs clients avec qui j’ai eu à faire affaires depuis que je suis sur le marché du travail à la pige.

Le client a toujours raison…

Pas toujours… rarement. Lorsqu’un client vous approche, c’est qu’il a besoin d’expertise dans le domaine de la création graphique. Il m’est souvent arrivé dans mon inexpérience de laisser le client me dicter la direction qu’allait prendre son projet. Devinez la suite… Le projet n’a jamais atteint son plein potentiel car rien n’était vraiment punché, tout était dit à la fois et de plus, il n’y avait pas de structure dans le design.
 
Suite à cet incident, je me suis rendu compte que si le client fait appel à un graphiste, il doit considérer ce que le graphiste pense : quelle direction doit prendre le message, quel axe doit être choisi, les couleurs utilisées, une photo ou une illustration? Le graphiste, lorsqu’il est impliqué dans un projet où il n’y a pas de conseiller en marketing ou communication impliqué dans le processus, est en quelque sorte le conseiller stratégique. Répétez-vous ces mots haut et fort : Je ne laisserai pas le client me dire comment faire mon travail et je ne lui dirai pas comment faire le sien.

Je veux tout, tout de suite, ça urge!

Quand vous entendez un de ces mots ou pire, tous dans la même séquence ou presque, une petite lumière rouge accompagnée d’un son qu’on pourrait entendre dans le film Psychose devraient retentir dans votre tête.

À cette occasion, il est de bon avis pour votre santé mentale et surtout la réussite du projet d’aviser votre client qu’il faut prendre un certain temps pour bien faire les choses et qu’il faut prioriser les items à produire. Sinon, tout vous semblera confus et les réunions de production ressembleront à un grand bazar où tout se confond et où tout le monde saute du coq à l’âne en mettant son grain de sel et où vous, pauvre designer graphique, n’êtes là que pour écouter et exécuter ce qui sortira de cette réunion digne des plus grands cirques d’acrobates. Encore là, le produit qui naîtra de ce chaos ne sera que très brouillon et peu structuré. Un échec communicationnel annoncé.

Le beau-frère n’est jamais très loin

Faire affaires avec de petits commerces est souvent plus difficile qu’avec de grandes firmes ou les différents paliers de gouvernements (fédéral, provincial et municipal). La plupart des commerces de détail n’attribuent pas de véritable importance à la communication graphique dans leur budget de promotion et souvent ils trouveront vos tarifs très élevés. Pourquoi ? Le beau-frère (j’appelle ainsi tous les gens qui s’improvisent graphistes dans leur sous-sol avec des logiciels craqués, à tarif plus que ridicule (et souvent le rendu final est le reflet du tarif)) n’est jamais très loin et le client a souvent déjà fait affaires avec lui. Ce dernier n’a aucune véritable connaissance de la création graphique et de ses stratégies employées afin de construire des images fortes et portantes de sens.  Dans un prochain article, je vous donnerai des arguments de vente afin de faire comprendre à votre clientèle et vos prospects pourquoi il est avantageux de faire affaires avec un designer graphique plutôt que le beau-frère et aussi les éduquer sur l’importance d’une belle image de marque.

Mon beau-frère m’a soufflé à l’oreille lors de notre dernier souper familial : « Sébas… j’aurais voulu être un graphiste ! »
 
Sébastien Roy, designer graphique
Nestor Design

Une nouvelle boîte débarque à Lévis!

Nestor Design

Il y a déjà quelques années que l’agence lévisienne Nestor Design œuvre dans le domaine du design graphique et de la publicité, mais ce n’est que tout récemment que le site Web a vu le jour!

Il s’agit d’une agence très talentueuse, allumée, jeune, dynamique, nommez-les … !! Voilà qui risque de faire jaser dans le domaine du graphisme à Lévis! Spécialisé dans l’élaboration d’image de marque, Nestor est du genre à s’appliquer beaucoup dans son travail et à tirer le meilleur potentiel de chaque projet.

 

On sent facilement le caractère original et authentique (avec parfois une pointe d’humour) du directeur à travers son agence et ses réalisations; en effet, chaque projet est abordé dans l’optique de communiquer un message d’une façon à ce qu’il se démarque et soit bien reçu par la clientèle ciblée.

Nestor design est dirigé par Sébastien Roy, un camarade d’études et un bon ami à moi… un peu de publicité, quoi!

Allez visiter son travail! : nestordesign.ca

Rédiger une mise en demeure

Pas toujours drôle, la vie de travailleur autonome. Il se pourrait bien qu’un jour, malgré votre honnête travail, quelqu’un de moins honnête décide de ne point payer vos services et se foute de votre gueule. Et ce coup-là, les graphistes pigistes se le font souvent faire!

Voici un petit retour sur une expérience professionnelle désagréable et des outils pour arriver à s’en sortir.


Discuter, ça paie toujours

Avant de grimper dans les rideaux et envoyer votre armée d’avocats à votre client, discutez du problème avec lui, et restez courtois. Peut-être que votre client a des problèmes d’ordre financier, que ses affaires ne vont plus si bien, et peut-être même qu’il vous en touchera un mot si vous lui en donnez l’occasion. Il faut savoir être compréhensif et faire des compromis pour arranger les deux parties. Vous pouvez lui offrir de régler la facture en plusieurs versements fixes, ou dans le pire des cas, transformer vos honoraires en contrat-échange. Cette dernière possibilité n’est pas toujours possible, mais s’il ne s’agit pas d’un trop gros montant et que votre client est un pub, ça peut toujours être intéressant, tant qu’à ne rien recevoir du tout. Par contre, si le montant est sérieux, vous devriez insister et employer les moyens qu’il faut si votre tentative de collaboration avec le client est infructueuse.

Et si le client fait la sourde oreille?

Dans bien des cas, malheureusement, un client malhonnête ne répondra pas à vos courriels, ne retournera pas vos appels; et si vous finissez par le contacter, il se montrera hostile. Votre facture reste impayée depuis quelques mois, et votre client vous fait comprendre que vous n’aurez pas votre salaire, même si vous avez pris soin de signer un contrat avec lui avant le début des travaux (important!).

C’est là qu’il faut commencer à parler de représailles légales. Ce n’est jamais très agréable à faire et ça demande beaucoup de tact et de délicatesse. Vous devez faire comprendre, que vous êtes navrés mais que vous n’aurez d’autre choix que lui faire parvenir une mise en demeure pour le règlement de vos factures. Parfois, simplement le fait d’annoncer vos actions futures réveillera le client et le fera payer. Mais pas toujours.

Vous avez alors deux choix pour ce qui est de la mise en demeure : la rédiger vous-même ou la faire rédiger par un avocat.

L’avocat coûte évidemment des sous, mais sa signature en bas de la lettre suffit souvent à effrayer le destinataire. De plus, vous êtes certains que les termes choisis seront les bons, et que l’impact sera optimisé pour de meilleurs résultats.

La rédiger vous-même, par contre, vous permet de ne point impliquer de frais dans une procédure causée par une perte d’argent. Tout dépent de vos revenus, contacts, et le montant de la facture en souffrance.

Donc, vous rédigez ou faites rédiger la mise en demeure, vous l’envoyez en courrier recommandé à la personne concernée par la mise en demeure, et s’il y a lieu, vous mettez d’autres personnes concernées (niveaux supérieurs) en copie conforme, par courrier régulier ou recommandé. Le courrier recommandé est important car pour une dizaine de $, vous saurez de manière certaine que votre destinataire a reçu et pris connaissance de la mise en demeure. C’est également important si vous désirez déployer d’autres actions légales contre le client par la suite.

À cette étape-ci, le client, dans le meilleur des cas, se pliera probablement à votre attaque et vous rendra justice en vous versant le montant dont il est question. D’autres vous contacteront pour trouver une solution à l’amiable, ce qui peut être convenable.  D’autres finalement, se torcheront le derrière avec votre lettre et vous pourrez toujours courrir pour voir vos honoraires finalement payés.

Savoir abandonner la partie

Si le client continue de vous faire poiroter, il faudra évaluer si le montant en souffrance vaut l’investissement d’argent et d’énergie en d’autres représailles : les petites créances. Pas tant d’argent, mais beaucoup d’énergie.

Beaucoup vous le diront, il faut savoir mettre de côté son orgueil et ses émotions, et décider intelligemment s’il faut continuer ou pas. Parfois, il vaut mieux abandonner, surtout lorsque le montant n’en vaut pas la peine.

Finalement, on ne sort jamais réellement vainqueur d’une pareille expérience : dans le meilleur des cas, on reçoit le paiement de la facture initiale, contre le travail initial et des efforts assez imposants, déployés pour recevoir le paiement. Dans mon cas, le temps et l’énergie mis pour obtenir mon salaire ont été largement supérieurs au temps investi dans le projet du client en question.

Parfois, on en sort complètement perdant : perdu votre temps de travail, et perdu votre temps à essayer d’avoir votre argent. Mais il s’agit souvent d’une question de principe, qu’il faut pousser un peu sans s’impliquer trop loin dans le conflit.

Le seul moyen d’éviter ces situations douloureuses est d’affiner votre flair. Oui, les clients qui ne paient pas ont tous la même odeur. Ils spéculent toutes les mêmes types de conneries, vous verrez. N’hésitez pas à refuser un contrat si vous ne faites pas totalement confiance au client. Refusez-le sur le champs s’il vous parle de vous payer avec les bénéfices futurs de son entreprise! Des solutions merdiques dans ce genre devraient déjà vous sonner une cloche, surtout si vous débutez en tant que travailleur autonome…

Quelques liens utiles

  1. Informations sur les mises en demeures : http://www.justice.gouv.qc.ca/FRANCAIS/sujets/glossaire/mise.htm
  2. Petites créances : http://www.justice.gouv.qc.ca/FRANCAIS/publications/generale/creance.htm
  3. Exemple de mise en demeure (essentiel) : http://www.justice.gouv.qc.ca/FRANCAIS/publications/generale/creance.htm#avant

 

Signage Systems & Information graphics

Signage Systems & Information graphics

Il existe plusieurs livres sur le design de signalétique.

Parmi ceux-ci, l’un des meilleurs et des plus complets est certainement Signage Systems & Information graphics.

 

Une quantité impressionnante de sujets sont explorés dans ce bouquin de l’allemand Andreas Übele. Ce qui retient davantage notre attention : la typographie et les pictogrammes.

En effet, il s’agit là de deux armes essentielles à maîtriser parfaitement pour réussir un projet de signalétique. Signage Systems & Information graphics les couvre assez bien, surtout pour ce qui est de la typographie. Diverses excellentes fontes qui ont su faire leurs preuves à travers le temps sont présentées (ou rappelées), et comparées de façon très pertinente.

« Look at the lower-case ‘a’ in Akzidenz Grotesk Light : the curving base of the stem is too long, and the counter is too broad. This may be why Akzidenz is better suited to longer texts than Helvetica, as these details hold the letters together like serifs. »

L’accent est mis avec force sur le choix cohérent de la fonte selon l’application (« If in doubt, use Akzidenz Grotesk »).

Les notions de la grille sont aussi abordées (« Never ever work on signage without a grid! »).

La couleur, facteur très important dans cette branche du design graphique, est aussi abordée, de façon très complète, en décrivant les avantages et inconvénients de l’usage des couleurs les plus utilisées en signalisation.

En plus d’une révision de ces bases de la communication visuelle, de nombreuses précisions pour différents endroits d’affichage (aéroports, musées, écoles, bibliothèques, congrès, endroits publics, etc.), le tout très richement imagé avec des exemples à profusion, principalement des travaux allemands et européens. Finalement, la bibliographie est très intéressante à consulter car elle contient un bon paquet d’excellents ouvrages sur la typographie.

Plus d’informations sur le livre Signage Systems & Information graphics

Tester votre site pour une résolution d’écran

Rien de plus énervant que de changer la résolution de votre écran, pour vérifier si votre site Web nouvellement créé "passe" dans une résolution d’écran quelconque (800×600, 1024×768).

De plus, ça met un foutoir terrible dans les palettes des logiciels qui avaient la malchance d’être ouverts à ce moment-là!

Voici un site utilisant un petit script très simple, qui vous permettra de faire les tests que vous voulez, beaucoup plus aisément. C’est simple, mais il fallait y penser. Ça ouvre une popup en javascript, aux dimensions de la résolution d’écran cible.

Vous pouvez facilement créer votre propre script… mais cet outil peut dépanner.